LA VILLE/Histoire et Patrimoine

Histoire et Patrimoine

HISTOIRE

ZoomJASSANS
Jassans n'apparaît guère qu'au XVème siècle, ce fut le nom d'un hameau qui comme Jasseron, trouve son origine dans la présence ancienne de bergeries ; du bas latin jacium, lieu de repos pour le bétail "jas" pour bergerie en provençal. C'était une seigneurie en toute justice de la châtellenie de Beauregard, elle même créée à partir de la fraction septentrionale de la terre de Riottier acquise par le sire de Beaujeu, probablement vers le milieu du XIème siècle. On y trouvait les fiefs de Gléteins et de la Place. Le village appartint à la Principauté des Dombes jusqu'en 1762, date du rattachement de celle-ci au royaume de France.

RIOTTIER
Riottier dans le nom duquel on vit autrefois Rivatoria, la tour du rivage, version purement imaginaire en fait, s'explique dans ses formes anciennes par le provençal redorta : redortier, justifié ici par la retorte ou boucle que décrit la Saône en aval. Riottier constituait un fief cité déjà ves 970, dont les seigneurs rendaient hommage au comte de Macon. Le village riverain, à l'ombre d'un château fort, avait son église dans l'enceinte de ce dernier. La suzeraineté de Riottier proprement dite avec le château passa par vente aux archevêques de Lyon au XIIIème siècle. La seigneurie et le village restèrent dans le Franc-Lyonnais jusqu'à la révolution. Outre le gué il y avait un bac sur la Saône à Riottier, face à Villefranche, au XIXème siècle et déjà au siècle précédent.

Les noms de Jassans et de Riottier furent associés par décret du 5 novembre 1880.

PATRIMOINE

D’APRES "Images du Patrimoine"

Architecture religieuse :
Notre Dame de l'Assomption
L'histoire de cette église est un peu particulière. L'architecte Lyonnais Benoit Poncet et sa femme, résidant à Jassans, désiraient ramener auprès d'eux la sépulture de leur fils unique mort à seize ans. Poncet achète en 1862 un terrain et sollicite son ami et collaborateur Jean-Etienne Giniez, architecte à Lyon, pour la conception d'une chapelle funéraire. Le projet s'amplifie rapidement et débouche sur la construction d'une nouvelle église, financée par Benoit Poncet. Bati en 1864 par l'entrepreneur Michel Malterre, l'édifice néo-roman présente une polychromie discrète en façade, alors que l'intérieur adopte un décor homogène très coloré.

l'Eglise paroissiale Notre Dame de l'Assomption, cul-de four de l'abside.
peinture murale à la cire, sur fond or à effet mosaïque.
Le Christ glorieux est entouré d'un cortège d'Elus vêtus à l'antique, au seuil de la vie éternelle.
Cette oeuvre anonyme a probablement été exécutée en 1864, comme l'ensemble du décor de l'église. Elle se situe dans la mouvance de l'Ecole mystique lyonnaise et rappelle fortement la manière d'Hippolyte Flandrin.

Chapelle funéraire de la famille Poncet.
Réalisée en 1864-1865 pour la translation du corps de Claudius Poncet, cette chapelle contient également les tombeaux de ses parents.
L'ensemble des trois plaques funéraires en calcaire gris, composé comme une façade rythmée de pilastres et de frontons, serait l'oeuvre d'Henri Rostagnat, maître tailleur de pierre, et de François Close, sculpteur, tous deux employés à la construction de l'église. La peinture murale à l'huile présente un ange, regard tourné vers le ciel, un genou posé sur la tombe du jeune Claudius : allégorie de la mort et de l'ame partie pour l'au-delà.
La conception du décor est probablement de Jean-Etienne Giniez, architecte de l'église, à moins qu'elle ne soit de Benoit Poncet lui-même


“ les grandes orgues : Au-dessus de l'entrée, les orgues de Joseph MERKLIN-SCHÜTZE ont étéinscrites à l'inventaire des Monuments Historiques en 1982. Elles évoquent Charles-Marie WIDOR, qui joua en 1864 une messe solennelle en mémoire du fils de M et Mme PONCET bienfaiteurs de l’église; il écrivit aussi une grand'messe pour la consécration de l'édifice. L’orgue a été restauré pendant neuf mois en 2014 par Peter MEIER Orgelbau (Suisse) sous la maîtrise d’œuvre d’Eric BROTTIER Technicien-Conseil des Monuments Historiques auprès du Ministère de la Culture grâce aux subventions conjointes de la municipalité, de la DRAC, du Conseil Général de l’Ain, de la réserve parlementaire européenne et de l’association “Renaissance de l’Orgue de Jassans-Riottier”. Le 25 mai 2014 a eu lieu l’inauguration en présence des autorités civiles et religieuses et sous les doigts de Frédéric CHAMPION enfant du pays et concertiste international. Cet instrument connait depuis un essor cultuel et culturel.” http://orgue-jassans.wifeo.com/

EDIFICES CIVILS PUBLICS

La mairie

LA MAIRIE

Elle occupe une maison bourgeoise, ancienne propriété de la famille Du Verne, construite vers la fin du siècle passé et reçut la visite du général de Gaulle, président de la République. On y remarque le magnifique escalier de la cour d'honneur, une fontaine de marbre avec masque neptunien, qui orne le mur du hall, et le plafond du secrétariat peint en 1890 offrant l'imprévu d'une farandole d'amours qui décorait le salon originel. La salle du conseil s'enrichit d'un ancien plan du domaine dit Mon-Plaisir exécuté en 1774, don de M Jean Favrot.

LA SALLE DES FETES

Parmi les réalisations municipales de ces dernières décennies, la salle des fêtes construite en 1937.

Le pont à tablier métallique

Le pont de Jassans-Riottier

LE PONT

Le pont à tablier métallique, rehaussé il y a déjà plusieurs années pour répondre aux normes de la navigation moderne, a remplacé vers 1855 un premier pont suspendu ouvert à la circulation en juillet 1834. Le pont actuel est en état de fonctionnement depuis 1902. Il permit le passage de la ligne du chemin de fer départemental de Villefranche à Jassans dans la 1ère moitié de ce siècle.

Le monument aux morts

Le monument aux morts

LE MONUMENT AUX MORTS

Il représente un poilu de la guerre 1914/18 ; cette oeuvre expressive signée G. Petit,  classe le monument de Jassans au 1er rang de ceux de toute la petite région

EDIFICES CIVILS PRIVES

LE CHATEAU DE GLETEINS

Un manoir existait au XIVème siècle sur un très ancien fief mentionné dès l'an 1066. Cette seigneurie du domaine des sires de Villars, fut comprise dans la portion de terre de Dombes acquise par Louis II de Bourbon en 1402. Vers 1513, le péage de Belleville avec la Seigneurie de Gléteins appartenaient à la famille de Rancé laquelle obtint de fixer ce péage à Beauregard, privilège qui ne tint que quelques années. La famille de Varennes posséda Gléteins par la suite et le conserva jusqu'à la Révolution. Le château actuel, où de part et d'autre d'un corps de logis à deux étages sous une haute toiture, s'opposent une tourelle ronde surélevée et une autre plus basse couverte d'une terrasse à balustres, est d'époque récente. Il reste cependant, à l'arrière du corps de logis, une tour de l'ancien château (XVIème siècle). C'est aujourd'hui une maison de convalescence post-chirurgicale. 

LE CHATEAU DE CILLERY ou du Creux-Guillin

Bien qu'également du XIXème siècle, il mérite une mention. Très belle construction associant heureusement la brique et la pierre dans un mélange de style renaissance et Louis XIII, ce fut la résidence de Benoit Poncet, qui y passa la fin de ses jours.